« L'électricité et le chauffage ont été coupés », constate Nicolas, enquêteur à la SPA. « Le locataire a déserté les lieux. Sans laisser ni une gamelle de croquettes ni un bol d'eau au chien. On voit que l'animal a essayé de manger ce qu'il pouvait, il y a un paquet de café éventré, des bouts de tapisserie grignotés ».
Une fois de plus, la société protectrice des animaux et la police municipale font le même constat : ce type de gros chiens attire des personnes dans une situation sociale difficile qui ont beaucoup de mal à assumer leurs animaux et qui n'ont pas toujours la bonne réaction face à un problème. « Si le maître ne pouvait pas emmener le chien, il fallait qu'il nous contacte », indique Nicolas. « Une bête comme Falco, nous l'aurions proposée à l'adoption et nous lui aurions trouvé un nouveau maître. Le laisser mourir, c'est odieux ».
Une procédure pour maltraitance d'animaux est lancée conjointement par la commune et la SPA.
C. L.
Article paru dans le journal l'ardennais il y a deux jours. VILLERS-SEMEUSE se trouve à une quarantaine de kilomètres de ma commune.
